Un an après : Humanité, ne nous lâche pas !

Étudiante en Droit à Paris, 19ans, marocaine, musulmane, et avant tout humaine. Pourtant, hier, j’avais l’impression qu’on a touché à quelqu’un que j’aime et à qui je n’aimerai pas qu’il arrive malheur.
Paris, cette ville qui m’a apprise tellement de choses, la ville où ma jeunesse prend forme, où je vis et étudie, où je me suis promenée pendant des heures dans ses ruelles et avenues, j’ai pris ses métros et bus, participé à ses événements culturels et artistiques. Une ville où j’ai fait de merveilleuses rencontres qui me marqueront à tout jamais. Une ville qui m’a nouvellement façonnée, qui m’a permise d’être ce que je suis aujourd’hui. Une ville dont l’Histoire témoigne, une ville de culture et de lumières. Une ville que j’aime comme j’aime la ville où je suis née et grandie: Rabat.

C’est ma ville de coeur, et je ressentais ou ressent toujours la haine d’une mère quand on touche à ses enfants, contre ceux qui lui veulent du mal. Je ressens une haine énorme envers des personnes qui tuent au nom d’une religion, qui tuent des innocents, des passants, des personnes qui déstressaient après toute une semaine de travail acharné. J’ai la haine envers ces gens qui se croient tout permis, qui osent tout et défient tout le monde. J’ai la haine envers ces gens qui ne vivent que pour tuer et semer la haine et la terreur derrière eux. Et je pense à l’avenir de notre Humanité, à ce qu’il en reste et à ce qu’elle devient. Une Humanité qui devrait nous réunir tous contre l’obscurantisme et le fanatisme dont notre monde est victime. Je pleure pour Nous, pour Notre monde. On pensait qu’avec la deuxième guerre mondiale, la violence avait pris fin, ou du moins s’est atténuée, mais on se rend compte au cours de ses dernières années que ce n’est pas le cas, qu’elle ne fait que prendre plus d’ampleur d’année en année. Restons solidaire et unis, mettant en avant notre Humanité et l’amour qui commence à nous manquer. 
Hier c’était Paris, avant-hier Beyrouth, les mois derniers Soussa, et demain ça peut être un autre endroit, à un autre moment … ça peut être nous, comme les autres.

Toutes mes pensées les plus sincères aux proches des victimes, à tous les français de nationalité comme de coeur, et à toutes les personnes dont l’indignation est grandissante.

Vive les citoyens du monde et vive l’humanité qui nous carbure!