Daniela Rea : Portrait d’une journaliste en résistance

Le 26 septembre prochain, Ceryx s’associe à Amnesty International France sous le haut patronage de l’Ambassade de France au Mexique pour une conférence à l’honneur de la journaliste Daniela Rea. A cette occasion, nous réalisons son portrait !

aux sources d’un engagement militant

Daniela Rea est née à Guanajuato et a commencé sa carrière en tant que journaliste dans la presse écrite de l’Etat de Veracruz, où elle s’intéressait à des thèmes sociaux (pauvreté, migration, marginalité). Elle s’est ensuite installée à Mexico, où elle a couvert de 2005 à 2012, pour le quotidien Reforma, nombre de conflits sociaux.

A partir de 2008, elle a concentré son travail d’investigation sur les conséquences sociales de la violence déclenchée par la guerre contre les cartels de la drogue. Daniela a décrit avec la lunette des droits humains, la réalité que vivent tant de mexicains.

une nouvelle génération de journalistes

Elle incarne cette nouvelle génération de journalistes indépendants et solidaires qui aspire à constituer de nouvelles formes d’association, pour pouvoir continuer à exercer leur travail librement, sans censure, en dépit du danger ; et qui utilisent les supports les plus divers, écrit papier ou en ligne, vidéo, audio, afin de raconter le résultat de leurs investigations.

Elle est membre du groupe de journalistes indépendants « Red de Periodistas de a Pie » (Réseau des journalistes ordinaires), créé en 2007 afin d’améliorer la qualité de travail des journalistes et défendre ceux qui, dans tout le pays, sont confrontés à la précarité et aux menaces. Elle a collaboré aux revues Gatopardo, Replicante, Etiqueta Negra, et ReVista, The Harvard Review of Latin America et publié des articles pour les sites Cosecha Roja et Anfibia.

s’engager en faveur des causes les plus difficiles

Daniela Rea a publié, ou participé à la publication de nombreux livres, entre lesquels « Nadie les pidió perdón » (Personne ne leur a demandé pardon), « Entre las cenizas » (Entre les cendres), « Romper el silencio. 22 gritos contra la censura » (Rompre le silence. 22 cris contre la censure), ou « Cadena de mando » (Chaîne de commandement), un travail qui cherche à expliquer, en mêlant textes et images la chaîne de commandement de l’armée de terre, à partir des témoignages de soldats impliqués dans des violations des droits humains.

Elle a également réalisé le documentaire « No sucumbió la eternidad », qui relate les vies quotidiennes de deux femmes qui ont toutes deux perdu un proche, à des époques différentes. Ce film a été primé au Festival international de cinéma de Morelia en 2017.