Sorbonne – Elisa Dugué “Ma candidature est une candidature de continuité”

INTERVIEW █ Elisa Dugué, vous êtes tête de liste des “Juristes, Associatifs et Indépendants”, on vous connaissait mieux en tant qu’élue à la Commission de Formation et de Vie Universitaire pour laquelle vous nous aviez d’ailleurs déjà accordé une interview.

▀ Alors, expliquez-nous un peu en quoi consiste cette liste !

La liste des J.A.I est une réunion de sept associations de filières juridiques, elle regroupe l’ADDE, Association des diplômes de Droit-Économie de la Sorbonne, l’ADDG, Association du diplôme de Droit-Gestion de la Sorbonne, l’ADIPS, Association des étudiants de l’IAES de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, l’AsEED Sorbonne, Association des étudiants de l’École de Droit de la Sorbonne, l’ADDH, Association des Diplômes de Droit et d’Histoire de l’Université Paris 1, le BIM, Bureau Inter Maîtrises de Paris 1 et la Prisée, Association de la Bi-licence Histoire de l’art. 

Ces sept associations de filières de l’Ecole de Droit de la Sorbonne partagent les mêmes valeurs : pragmatisme, indépendance, proximité et sérieux. 

▀ Autant d’associations réunies, c’est tout de même une prouesse. Qu’est-ce qui vous a permis de réunir aussi largement ?

Notre vision et notre approche de la représentation étudiante par le pragmatisme d’abord. Ensuite, la proximité locale qui nous permet de vivre au quotidien les formations et les diplômes. Nous nous ressemblons dans notre manière d’appréhender l’engagement. Nous concevons nos structures, nos valeurs, notre manière de représenter les étudiants de la même manière. On peut dire que cette union s’est faite naturellement.  

▀ Pourquoi vous en tête de liste et pas quelqu’un d’autre ? 

Je pense avoir de l’expérience dans ce domaine, je suis élue depuis près d’un an à la CFVU. Notre liste nous permet d’impulser un mouvement, faire émerger les nouvelles têtes. J’ai réussi à réunir une liste plurielle. Nous avons en effet essayé de mettre toutes les associations et formations, de les représenter sur la liste. 

▀ Cette liste existait déjà en 2015 à l’occasion des premiers mois de l’Ecole de Droit de la Sorbonne. Vous étiez alors arrivés largement en tête, bénéficiant ainsi d’une majorité importante pendant les Conseils. Quel est votre bilan ? 

Nous avons déjà mis en place de nombreuses transformations : l’harmonisation du barème des mentions, renforcer la représentativité en ajoutant un siège d’élu, améliorer la transparence au sein de l’Ecole de Droit de la Sorbonne par la publication des comptes-rendus ou encore au travers de la création de commissions pédagogiques. 

Dans le même temps, nous avons œuvré pour renforcer l’offre de formation internationale. Cela se concrétise avec la création du Collège International de Droit de la Sorbonne, la multiplication des conventions internationales et la création du M2 Juriste international. 

Pour ce qui concerne la rentrée, nous participons activement à l’élaboration du nouveau Plan Licence de l’Ecole de Droit de la Sorbonne. 

▀ En quoi constitue ce Plan Licence ?

On retrouve dans ce Plan la refonte du tutorat ainsi que l’auto-évaluation des enseignements. La création d’un Collège de droit de la Sorbonne a été ajoutée pour renforcer l’ensemble.

Concernant la pédagogie, nous avons soutenu la création du TD “Pratique et culture juridique” pour le premier semestre de L1. Nous avons aussi œuvré pour le remodelage du TD “Style et méthodologie juridique” ainsi que la mise en place d’un système de mentoring. 

▀ Est-ce que vous pourriez parler des débats, dont certains nous disent qu’ils ont parfois été houleux au sein de l’Ecole de Droit de la Sorbonne à propos de la mise en place du Collège de Droit ? 

Le Collège de Droit est un diplôme d’Université sur trois ans qui offre une ouverture juridique. Il ne s’agit pas d’approfondissement.

Il est décomposé en cours, conférences et ateliers : les cours et ateliers sont réservés aux étudiants de ce diplôme alors que les conférences sont ouvertes à tous. 

Le Collège de Droit a été un vif sujet de débat. En effet, la question de sélection posait problème. De même, nous ne pouvions accepter de faire payer des frais de scolarité supplémentaires. Ce qui nous inquiétait, c’était la mise en place d’une licence à double-vitesse. 

Le plan initial ne prévoyait pas un certain nombre de dispositifs permettant l’accompagnement des étudiants en difficulté. 

▀ Quelles sont les trois grandes propositions de la liste J.A.I pour cette élection ?

Il y en a beaucoup trop ! (Rires) D’abord, nous souhaitons généraliser les délégués d’amphi. Nous voulons renforcer la communication entre étudiants et professeurs. On a pu voir dans certaines matières que ça fonctionnait bien, le délégué centralise et informe. Cela permet à certains étudiants parfois plus timides de poser leurs questions et de recevoir une réponse.

Ensuite, nous souhaitons étendre le Bonus de Stage au passage de la L1 à la L2 comme ce qui se fait du passage de la L2 à la L3 en permettant en plus aux doubles-diplômes d’avoir ce bonus. Enfin, nous souhaitons améliorer les conditions d’études au quotidien. En pratique, nous souhaitons faciliter l’accès aux espaces de travail au Centre René Cassin, concrètement : mettre à disposition les salles de TD pour les travaux en groupe, avoir un réel espace de travail autre que la salle de lecture.

Nous souhaitons enfin mettre en place une véritable cérémonie de remise des diplômes pour les L3 et M2. 

▀ Vos propositions semblent toutes très intéressantes. Mais pourquoi ne l’avez-vous pas fait avant ?

Il faut replacer notre premier mandat dans son contexte : il a fallu au moins un an pour que l’Ecole de Droit de la Sorbonne fonctionne bien et que tout soit mis en place. Nous avons donc commencé lors de la seconde moitié de notre mandat à faire avancer nos propositions qui prennent du temps à être mise en place. 

▀ En tant qu’élue, n’avez-vous pas l’impression d’adopter la mauvaise manie du cumul des mandats ? 

La CFVU est la continuité de l’UFR. C’est complémentaire de faire partie de ces deux conseils. Comme je l’ai expliqué, je suis vraiment là pour impulser le travail des élus après moi puisque j’ai déjà une expérience. Ma candidature est une candidature de continuité et de passage de flambeaux.