Jacques Cheminade : « Mon adversaire est le monde de la finance »

Annexer Mars, détruite le monde bancaire, interdire les jeux-vidéos, voici quelques points du programme du candidat à l’élection présidentielle, Jacques Cheminade. Le fondateur du parti solidarité et progrès estime « avoir les fers aux pieds » face à ce système, selon lui, dirigé et contrôlé uniquement par les banques. Malgré ses utopies politiques, Jacques Cheminade est conscient que ces désirs ne deviendront jamais réalité. En accord avec son statut « d’outsider », sa clairvoyance ne manque pas : « je ne gagnerai sûrement pas l’élection présidentielle ». Après déjà trois candidatures à cette même élection, les banques semblent être, selon lui, les seuls gagnants.

«Le club des cinq»

Mis à l’écart lundi soir par la chaîne TF1 lors du débat présidentiel, les « petits candidats » se révoltent. Considérant que « les bons candidats sont ceux qui ont de l’argent », Jacques Cheminade n’est pas avare des reproches envers ses concurrents. Au-delà de ceux envers la chaîne accusée de « violation du le principe d’équité », ses allégations vont encore plus loin. Une comparaison avec les cinq grands de la Guerre Froide permet d’amorcer son propos, à nouveau, sur les banques. En plus d’être un adversaire, le monde financier sera la cause de son échec politique. Alors que dans les années 1980 l’ennemi s’appelait « banque », Jacques Cheminade se retrouve en compétition avec sa personnification : Emmanuel Macron. Face à ce « club des cinq » irréfutable, l’homme politique compte bien faire de la résistance.        « Tout comme durant la résistance, il faut s’allier avec d’autres ». Lucide, la prochaine préoccupation de Jacques Cheminade ne sera aucunement de se préparer au deuxième tour mais de clarifier ses intentions de vote.

Agenda

Jacques Cheminade estime que l’agenda politique ne diffère nullement entre les différents partis. Après avoir comparé Hamon et Mélenchon au célèbre tableau de Goya Saturne, il est ensuite question d’inceste. « Nos représentants font de l’insieste : ils font la sieste tous ensemble ». Cette résistance entraîne de nombreux changements selon le candidat. En supposant sa victoire, la reconstruction de l’Europe serait une priorité. Selon lui, le système français n’est plus exemplaire à commencer par la formation de ces élites : « L’ENA est une école de dossier, on n’apprend presque rien ». Des propositions de renouvellement éducatif mais également culturel sont évoquées. Mais le programme ne construit pas une réussite. Expulsé du système, conformément à ses dires, il est compliqué pour Jacques Cheminade de se frayer un chemin dont la destination est le deuxième tour des élections présidentielles. En attendant le 23 avril, l’homme politique propose son troisième tome : « La France avec les yeux du futur ».

Ilham Mraizika