Les cinq conseils pour réussir ses partiels !

On le sait, s’il y a un moment dans l’année que beaucoup redoutent, ce sont les examens ! Ils approchent à grand pas et avec eux les fêtes de fin d’année… Alors comment concilier repos bien mérité, beuveries, verres entre amis et révisions ? La Plume de Céryx, jamais avare vous propose donc cinq conseils pour réussir ses partiels. 

Premier conseil : Organisez votre temps de travail !

Oui, on le sait, les fêtes de fin d’année sont un moment difficile à concilier avec les révisions. Vous avez donc le choix : ou bien vous profitez de Noël et vous sacrifiez votre Saint-Sylvestre, ou bien vous organisez vos journées avec un programme de révision strict dont vous ne devez jamais vous dérober !

Que vous ayez ou non abordé la matière auparavant, considérez votre travail en fonction du coefficient que représente la matière. Bien souvent, les étudiants se concentrent sur les mineurs en omettant les majeurs. Pourtant, un 12 ou 13 dans une matière en coefficient 3 peut vous rattraper tout un semestre ! Pour une heure de travail sur une mineure, prenez trois heures de travail sur une majeure. 

De plus, la meilleure solution, c’est de travailler le matin et en début d’après-midi car c’est le moment où le cerveau fonctionne le mieux. Pour mémoriser, faites vous des fiches que vous travaillerez le soir uniquement, avant de vous coucher. En effet, le sommeil permet d’emmagasiner plus d’informations. 

Deuxième conseil : Troquez vos cours et vos fiches, l’objectif c’est de rassembler et d’élaguer

Cela ne s’invente pas : personne n’a tous les cours à la fin du semestre, à moins d’être l’étudiant parfait.

N’hésitez donc pas à échanger, troquer et compléter ce qui est incomplet. Faites une liste de vos partiels et réalisez les fiches qui vous seront nécessaires. Nul ne peut apprendre un cours de 150 pages : pensez donc à faire une relecture de vos cours en supprimant les passages les moins utiles

Rassemblez toutes vos sources d’informations par cours, réunissez vos Codes, fiches, et ne lésinez pas sur les tableaux ou sur les listes de jurisprudence (en droit), de dates (en histoire) ou de formules. 

Troisième conseil : Travaillez par phase et dans l’environnement qui vous convient

Pensez à travailler par phase, c’est à dire : 45 minutes de travail, 5 minutes de pause, 45 minutes de travail, 5 minutes de pause puis 45 minutes de travail, 15 minutes de pause par exemple. On ne peut être concentré en réalité plus d’une demi-heure sur un cours ou un sujet.

Si en cours ou en TD les pauses ne sont pas possibles, accordez vous un moment de repos chez vous ou dans l’environnement qui vous convient pour réviser ! 

Choisissez les espaces les plus propices à votre réflexion et à votre épanouissement personnel. Vous aimez le calme ? N’allez pas sur une terrasse. Vous aimez le bruit et le travail d’équipe ? Proposez à vos amis de vous réunir. 

Pensez surtout à changer souvent de lieu, cela casse la routine qui s’installe pendant les deux ou trois semaines et vous permet de faire fonctionner votre mémoire. Si vous en avez l’occasion : une matière par lieu différent, vous pourrez mieux mémoriser car le cerveau assimilera l’espace en fonction de la matière. 

Quatrième conseil : Entraînez-vous et échangez ! 

Bien souvent, on a tendance à oublier que l’examen n’est pas une preuve de simple restitution des connaissances mais qu’il s’agit d’une mise en pratique de ces connaissances. L’expérience le prouve : il vaut mieux connaître un cours dans ses grandes lignes et maîtriser l’exercice demandé par le professeur plutôt que de connaître le cours sur le bout des doigts et de ne s’être jamais entraîné.

Très généralement, le correcteur dispose d’une centaine de copies à vérifier, analyser et commenter en une semaine voire une dizaine de jours quand cela se passe bien. Il va donc se concentrer sur les éléments essentiels de la copie : l’introduction et le plan. 

A partir de ces deux éléments, l’idée de la note fait déjà son chemin. Les chargés de TD, qu’ils soient historiens, politistes ou juristes vous diront que l’introduction est souvent bien révélatrice de la copie et qu’en ayant lu la première page d’un devoir qui en fera une dizaine, ils auront déjà la fourchette de note qu’ils peuvent mettre. 

Nombre d’étudiants en droit par exemple n’arrivent pas à réaliser une bonne fiche d’arrêt en troisième année : c’est rédhibitoire. 

Entraînez-vous sur des annales, sur des sujets qui pourraient tomber ou encore sur des exercices déjà corrigés en TD. Si vous en avez l’occasion, proposez à vos amis de faire de même et comparez vos copies. Vous pouvez très bien faire les devoirs avec vos cours, cela vous permettra d’apprendre de manière détournée.

On conseille généralement de mettre la moitié du temps de révision à apprendre et l’autre moitié à s’exercer. 

Cinquième conseil : Le jour J, dormez, soignez votre présentation et faites vous plaisir !

Le jour de l’examen, dormez, dormez suffisamment car votre concentration en dépend.

Soignez votre présentation car comme rappelé au-dessus sur une centaine de copies, celles bâclées seront passées à la trappe : soulignez les titres de livres, d’arrêts, évitez les abréviations et mettez de l’espace dans vos copies. 

La règle qui domine ici a été rappelée par Thierry Herrbach “Soyez précis, sexy et concis”. Précis dans vos explications : vous donnez un argument, tirez en des conséquences. Sexy dans votre formulation, bannissez donc les fautes d’orthographe, favorisez les connecteurs logiques, les phrases ne doivent pas être trop longues : pas plus de 20 mots par phrase (deux lignes). Concis, il vaut mieux 4 pages soignées et bien réalisées que 8 bâclées : les correcteurs ne les liront peut être pas entièrement et vous aurez perdu des points bêtement.

Enfin, faites vous plaisir, endettez vous s’il le faut : prenez vous une boisson, accordez trois minutes de pause pendant l’examen, choisissez un petit truc à grignoter et donnez vous 5 minutes pour relire votre copie. 

Avec tous ces conseils, vous ne pouvez qu’être prêts pour vos partiels. Bon courage !