Sorbonne – Stanislas Kihm “Voter UNI, c’est voter contre les divisions et pour la cohérence”

INTERVIEW █ Dans le cadre de l’éléction de l’Ecole de Droit de la Sorbonne, nous interrogeons aujourd’hui Stanislas Kihm pour l’UNI Panthéon-Sorbonne. 

▀ Stanislas, vous avez récemment été nommé à la tête de la section de l’UNI Paris 1, ça vous fait quoi, cette première campagne ? 

Je me rappelle de l’adage militaire qui dit “Préparation difficile, guerre facile”. Une telle élection demande beaucoup de préparation en amont, il faut beaucoup d’organisation pour réunir les militants, faire venir des personnes extérieures à Paris 1 pour soutenir notre liste.

▀ Qui a été désigné cette année tête de la liste UNI de l’Ecole de Droit de la Sorbonne ?

Il s’agit de Nicolas Crozier, étudiant en Master 2 Contrats et Responsabilités. Il est un ancien responsable de l’UNI Savoie qui a été élu pour les CROUS de l’académie de Lyon. Il a une bonne expertise, la maîtrise des conseils et nous lui faisons entièrement confiance.

▀ Quelles sont les autres personnalités qui peuplent votre liste ? 

Essentiellement des militants de longue date de l’UNI Paris 1. Nous avons aussi réuni des sympathisants sur cette liste. Ils sont déterminés, enthousiastes à l’idée de siéger et prêts à défendre les valeurs de la droite à l’Université, celles de la modernisation et de la professionnalisation. 

▀ En parlant de transformations de l’Université, vous avez bien conscience ici qu’il s’agit non pas de centraux mais bien d’élections de l’Ecole de Droit. Quelles sont vos trois propositions concrètes pour améliorer cette nouvelle structure Universitaire ?

Plus que des propositions concrètes, on va essayer de défendre un cap : la professionnalisation. Pour faciliter l’insertion sur le marché du travail après le Master 2, nous voulons un vrai bureau des stages à l’échelle de l’université, nous profiterons de ces sièges pour militer au sein des UFR pour ce projet. Ensuite, nous voulons créer un réseau des anciens administré par l’Université. C’est une aberration aujourd’hui qu’une Université comme Panthéon-Sorbonne n’ait pas de vrai réseau des anciens. Ce qui fait la qualité sur le marché de l’emploi des diplômées des Écoles de Commerce aujourd’hui, ce n’est pas tant la qualité des cours, mais le réseau qu’elles mobilisent pour leurs étudiants !

▀ Concrètement, comment s’insère votre projet dans la politique actuelle menée par le Directeur Guy Trebulle, récemment nommé à la tête de l’Ecole de Droit de la Sorbonne ? 

Nous avons toujours défendu son projet d’un Collège de Droit en licence, à savoir une filière sélective pour permettre aux étudiants les plus motivés d’élargir leur culture juridique. Ce serait un moyen aussi pour attirer dans notre université les meilleurs lycéens motivés par des carrières juridiques, qui vont aujourd’hui soit à Assas, soit à Sciences Po, soit dans les classes préparatoires D1.

Contrairement à la liste des Juristes Associatifs et Indépendants et à l’UNEF, c’est une disposition que nous avons soutenu dès la première présentation en CFVU.

▀ Jusqu’à présent, vous disposiez d’un élu à l’Ecole de Droit. Aujourd’hui, quel est l’objectif que vous vous êtes fixés ? Et à partir de combien de sièges considérerez-vous que votre mission de nouveau Responsable de section a été remplie ?

Il est évident que plus nous sommes représentés dans ce conseil, mieux ce sera. Alors, nous allons essayer de maintenir notre siège mais je pense que nous sommes en capacité d’en obtenir un second, cette fois. 

▀ Et pour la dernière question, avez-vous un message à adresser aux étudiants ? 

A l’UNI, nous avons une ligne politique claire et bien définie, contrairement à la Fédé. A l’UNI, nous avons un bilan à l’échelle nationale. A l’UNI, nous faisons “bloc” contrairement à l’UNEF divisé entre différents courants antagonistes.

Nous avons conquis des victoires nationales : le rétablissement des Bourses au mérite – à travers un recours au Conseil d’État, la sélection en début de Master dès 2017 défendue de longue date par nos militants, bien moins absurde que celle en Master 2 à l’occasion de laquelle les étudiants sont face à un cursus qu’ils ont commencé et qu’ils ne peuvent souvent pas finir.

C’est pourquoi il faut voter pour nous, contre les divisions, pour la cohérence, pour un vrai projet à l’échelle locale et nationale, pour une vraie alternative aux structures habituelles et pour donner une chance aux étudiants de pouvoir réussir ! Les études ne sont pas une fin en soit, l’UNI s’est toujours préoccupé de l’après, c’est à dire que les études puissent déboucher sur un métier et un emploi.

PRÉCISION UTILE █ Même si Stanislas Kihm est un membre de La Plume de Céryx, cette interview est réalisée dans une logique d’objectivité et de neutralité. Ses propos n’engagent que sa structure et lui-même. De plus, le traitement du sujet est le même qu’avec les autres candidats.